Le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est exprimé mercredi 6 mai 2926 à la Cité de l’Union africaine (OUA) lors de sa conférence de presse consacrée notamment à la situation économique et sociale du pays, appelant à une accélération des réformes pour améliorer le quotidien des ménages.
Le chef de l’État a indiqué que la priorité de son action reste la traduction des indicateurs macroéconomiques en amélioration concrète du pouvoir d’achat et des conditions de vie des populations. « L’inflation est revenue à 3,3%, grâce au dispositif de régulation et de contrôle des prix », a-t-il affirmé, mettant en avant les efforts de stabilisation économique dans un environnement jugé contraignant.
Sur le plan social et budgétaire , Félix Tshisekedi a évoqué plusieurs mesures d’ajustement, notamment la réduction de l’impôt sur les revenus professionnels de 15% à 3%, ainsi que des revalorisations salariales. « Les salaires des fonctionnaires ont été triplés, tandis que ceux des militaires et des policiers ont été quadruplés », a-t-il déclaré, ajoutant que quatre baisses successives des prix du carburant ont été mises en œuvre pour soulager les ménages.
Le président a également mis en avant la relance de projets d’infrastructures structurants, considérés comme essentiels pour la croissance économique. Il a cité la centrale hydroélectrique de Kakobola, le port en eau profonde de Banana, la modernisation de l’aéroport international de N’djili, ainsi que des corridors stratégiques comme Kinshasa–Lubumbashi et Sakania–Lobito, destinés à renforcer la connectivité nationale et régionale.
Dans le secteur de l’éducation, des investissement sont en cours pour moderniser l’enseignement supérieur à travers la construction d’universités et d’infrastructures académiques à Bunia, Mbuji-Mayi, Kolwezi et Kananga avec des extensions prévues à Kisangani et Mbandaka. Ces projets visent à améliorer l’accès à une formation de qualité et à stimuler les économies locales.
Reconnaissant les attentes sociales, Félix Tshisekedi a rappelé que la performance économique ne peut être évaluée uniquement par les chiffres macroéconomiques. « Le véritable succès économique se mesure au panier de la ménagère, au revenu du travailleur moyen, à l’emploi du jeune diplômé », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’un impact réel sur les conditions de vie.
Le chef de l’État a réaffirmé les six engagements prioritaires de son second mandat, tout en appelant le gouvernement à plus de discipline et d’efficacité. Il a insisté sur la nécessité d’une action accélérée et rigoureuse, estimant que l’heure n’est ni au relâchement ni à l’autosatisfaction.
Nervy Kadiebue