Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu mardi 5 mai 2026 à Kinshasa une délégation de la société SACOR venue présenter une technologie de purification des eaux issue des rejets miniers, selon un communiqué officiel. Cette solution vise à améliorer la gestion des déchets générés lors du traitement des minéraux.
Conduite par Solange Kappongo, directrice générale de SACOR/RDC, la délégation a détaillé un dispositif capable de séparer les résidus solides et l’eau provenant des « tailings ». Ce procédé permet de mieux valoriser les sous-produits miniers tout en limitant les impacts environnementaux liés aux activités extractives.
Économiquement, l’enjeu est significatif pour l’industrie minière congolaise. La récupération et la réutilisation de l’eau dans les circuits industriels pourraient réduire les coûts d’exploitation, tandis que la réinjection des résidus solides dans les mines contribuerait à une gestion plus efficace des déchets. Une telle approche s’inscrit dans la recherche d’une meilleure productivité des sites miniers, dans un contexte de pression croissante sur les coûts et les normes environnementales.
Le ministre des Mines a salué une initiative à fort potentiel, estimant qu’elle pourrait également renforcer la protection des communautés vivantes à proximité des installations métallurgiques. La maîtrise des rejets miniers constitue en effet un enjeu économique indirect, notamment en matière de conformité aux normes internationales et d’attractivité du secteur pour les investisseurs.
Toutefois, les autorités congolaises privilégient une approche progressiste. Louis Watum a recommandé la mise en œuvre d’essais pilotes afin d’évaluer l’efficacité réelle de cette technologie avant tout déployé à grande échelle. Cette phase permettra de mesurer son adaptation aux réalités opérationnelles des mines en RDC.
Dans cette dynamique, le gouvernement entend faciliter la mise en relation entre la SACOR et les compagnies minières opérant dans le pays. L’objectif est de favoriser des partenariats techniques capables d’accélérer l’adoption de solutions innovantes, tout en renforçant la durabilité et la compétitivité d’un secteur clé de l’économie congolaise.
Nervy Kadiebue