Le chanteur congolais Fally Ipupa a livré deux spectacles les 2 et 3 mai au Stade de France, situé en Seine-Saint-Denis, en région parisienne. Selon une analyse relayée ce lundi 4 mai 2026 par l’Agence Congolaise de Presse, ces deux événements pourraient générer plus de 20 millions d’euros de retombées économiques pour la France.
D’après l’expert en gestion d’entreprise Jean Mokabo, basé en France et interrogé par l’ACP, la première source de revenus provient de la location du stade, estimée à au moins 500 000 euros par soirée. À cela s’ajoutent les recettes issues de la billetterie avec des tickets d’entrée de base autour de 60 euros et plusieurs catégories premium pour une enceinte d’environ 80 000 places, remplie sur deux dates.
Au-delà des revenus directs, l’État français bénéficie d’un effet fiscal significatif. Les recettes générées par l’événement sont soumises à plusieurs prélèvements, notamment la TVA et l’impôt sur les sociétés. Selon l’analyse citée, la pression fiscale globale pourrait représenter entre 25 % et 26 % des revenus générés, renforçant ainsi les recettes publiques.
L’impact économique dépasse également le cadre strict du concert. Le département de la Seine-Saint-Denis, qui accueille le Stade de France, profite indirectement des dépenses liées à l’hébergement, au transport, à la restauration et aux services connexes mobilisés par des dizaines de milliers de spectateurs venus assister aux spectacles.
Ce double concert confirme ainsi le poids économique croissant des artistes africains sur les grandes scènes internationales. Cette performance de Fally Ipupa au Stade de France illustre non seulement un succès artistique, mais aussi une capacité à générer des flux financiers significatifs dans une économie développée.
Nervy Kadiebue