Les exportations de cuivre de la République démocratique du Congo ont enregistré une baisse de 14,6 % au premier trimestre 2026, pour s’établir à environ 955.000 tonnes, selon un rapport de Kamoa-Kakula consulté lundi 20 avril par l’Agence Congolaise de Presse (ACP). Ce repli intervient dans un contexte où la production nationale demeure pourtant solide.
D’après ce rapport, la production de cuivre est restée soutenue, notamment grâce au complexe minier Kamoa-Kakula qui a livré 71.417 tonnes d’anodes et de blisters sur la période. Cette performance confirme la résilience du secteur extractif congolais, malgré un environnement opérationnel contraignant.
Au niveau global, la RDC maintient sa position parmi les leaders mondiaux avec une production annuelle qui dépasse les 3 millions de tonnes. Toutefois, le recul des exportations traduit des difficultés d’écoulement liées principalement à des contraintes logistiques et à des ajustements techniques dans certaines exploitations.
Parallèlement, les exportations de cobalt ont repris pour atteindre près de 48.800 tonnes après une période de gel. Cette reprise s’inscrit dans un cadre réglementé, avec des quotas fixés à 96.600 tonnes par an pour la période 2026-2027, dans l’objectif de soutenir les prix sur le marché international.
Sur le plan des marchés, le cuivre évolue dans une dynamique haussière, avec un prix dépassant les 12.000 dollars la tonne au début de l’année 2026, porté par une demande mondiale soutenue. Cette conjoncture favorable contraste toutefois avec les défis internes, notamment les difficultés d’approvisionnement en intrants comme l’acide sulfurique, indispensables au traitement du minerai.
Nervy Kadiebue