La République démocratique du Congo et les États-Unis ont signé, ce jeudi 26 mars 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord (MOU) de coopération sanitaire d’un montant de 1,2 milliard de dollars sur une période de cinq ans. Cet engagement vise à renforcer le système de santé congolais et à améliorer la lutte contre les maladies infectieuses, indique un communiqué signé par le porte-parole adjoint principal de département d’Etat américain, Thomas “Tommy” Pigott.
Selon les termes de l’accord, les États-Unis mobiliseront jusqu’à 900 millions de dollars pour appuyer des programmes prioritaires, notamment la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que la réduction de la mortalité maternelle et infantile. En parallèle, le gouvernement congolais s’engage à augmenter ses dépenses de santé à hauteur de 300 millions de dollars sur la même période.
Le protocole prévoit également le renforcement de la surveillance épidémiologique avec la mise en place d’un système intégré capable de détecter et d’analyser les foyers épidémiques dans des délais rapide. L’objectif est d’améliorer la capacité de réponse du pays face aux crises sanitaires récurrentes.
L’accord inclut en outre des mesures pour renforcer le personnel de santé, notamment à travers la formation et la rémunération des agents de santé communautaires, ainsi que la modernisation des systèmes de données médicales avec l’introduction des dossiers de santé électroniques.
Au-delà de l’enjeu sanitaire, ce partenariat s’inscrit dans une logique de co-investissement visant à consolider le capital humain en RDC. Il ambitionne de rendre le système de santé plus résilient et plus autonome, tout en réduisant les vulnérabilités structurelles qui affectent l e développement économique du pays.
Nervy Kadiebue