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mercredi, juillet 15, 2026
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RDC : les recettes publiques frôlent les 947 millions USD en juin, la DGDA et la DGRAD dépassent leurs objectifs

La République démocratique du Congo a mobilisé 2.128,0 milliards de francs congolais (CDF) de recettes publiques en juin 2026, soit l’équivalent de 946,4 millions de dollars américains au taux de change de 2.248,53 CDF pour un dollar. D’après la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), ce montant représente 99,7 % de la prévision mensuelle fixée à 2.134,6 milliards CDF, traduisant une mobilisation des recettes quasiment conforme aux objectifs du plan de trésorerie de l’État.

La BCC indique que cette performance confirme la bonne dynamique enregistrée depuis le début de l’année. Au terme du premier semestre 2026, les régies financières ont globalement atteint les niveaux de recettes attendues, une notable par rapport à la même période de 2025, où le taux de réalisation des recettes intérieures ne s’était établi qu’à 78,3 % des prévisions.

Par la régie financière, la Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé 854,9 milliards CDF, soit 82 % de son objectif mensuel de 1.042,7 milliards CDF. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a, pour sa part, dépassé ses prévisions en collectant 723,0 milliards CDF contre 613,9 milliards CDF attendus, soit un taux de réalisation de 118 %. La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a également réalisé une performance supérieure aux attentes avec 550,1 milliards CDF, correspondant à 115 % de son affectation.

En parallèle, les dépenses de l’État ont atteint 3.249,0 milliards CDF en juin, dépassant de 23,2 % l’enveloppe prévue de 2.636,4 milliards CDF. Les décaissements ont principalement servi au paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État, pour un montant de 1.260,9 milliards CDF, ainsi qu’au règlement des frais financiers évalués à 92,5 milliards CDF.

Selon la Banque centrale, cette progression des dépenses est intervenue dans un contexte de stabilisation progressive du cadre macroéconomique. L’institut d’émission rappelle qu’après avoir maintenu son taux directeur à 25 % en juin 2025 pour contenir les tensions inflationnistes, il l’a ramené à 15 % un an plus tard, à la faveur d’une des conditions économiques. Si les recettes suivent désormais les objectifs du plan de trésorerie, la maîtrise du rythme des dépenses demeure l’un des principaux défis de l’exécution budgétaire en 2026.

Nervy Kadiebue

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