Le gouvernement congolais poursuit sa stratégie de valorisation de ses ressources minières. Ce lundi 29 juin à Kinshasa, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présidé la cérémonie de signature de l’accord-cadre entre le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) et la société suisse ADEX Platform AG. Selon un communiqué du ministère, cette signature concrétise un partenariat stratégique approuvé par le Conseil des ministres lors de sa 91ème réunion ordinaire du 29 mai 2026.
L’accord prévoit la création d’ADEX RDC S.A., une société commune détenue à parts égales par le FOMIN et ADEX Platform AG. Cette entreprise aura notamment pour mission de moderniser la filière congolaise des diamants et des pierres de couleur grâce à l’installation d’une taillerie-joaillerie de niveau international, au déploiement d’une plateforme numérique de commercialisation directe vers les marchés internationaux ainsi qu’au transfert de technologies et au renforcement des compétences nationales.
Économiquement, ce partenariat vise à permettre à la RDC de capter une plus grande part de la valeur générée par se ressources minières. Les autorités ambitionnent de développer la transformation locale des diamants afin de créer davantage d’emplois qualifiés, d’accroître les revenus de la filière et de réduire les exportations de pierres brutes.
Lors de son intervention, le ministre des Mines a affirmé que cet accord ouvre « un nouveau chapitre du commerce responsable des diamants et des pierres de couleur » en République démocratique du Congo. Il a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, pour faire des ressources minières un véritable levier de création de richesse et de valeur ajoutée au profit de l’économie nationale.
Le ministre a également souligné que les diamants congolais ne devraient plus être associés à la contrebande et à la perte de valeur, mais devenir un symbole de transparence, de modernisation industrielle et de prospérité partagée. Il a insisté sur la volonté du gouvernement de bâtir une filière plus compétitive et conforme aux standards internationaux.
D’après la même source, cet accord-cadre devrait contribuer à renforcer la transparence dans la chaîne d’approvisionnement, améliorer les revenus des différents acteurs du secteur, favoriser la transformation locale des diamants et positionner durablement la République démocratique du Congo comme un fournisseur responsable et compétitif sur le marché international des diamants et des pierres de couleur.
Nervy Kadiebue