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jeudi, mai 28, 2026
Afrique Économique

Financement des femmes et des jeunes : la RDC défend l’inclusion du commerce transfrontalier à Brazzaville

Des experts de la République démocratique du Congo ont pris part, le 26 mai 2026 à Brazzaville, au séminaire régional de restitution et de consultations sur les préparatifs du 3ème Sommet sur le financement des femmes et des jeunes en Afrique, organisé en marge de la 61ème Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD). Mandatée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, la délégation congolaise a plaidé pour une meilleure intégration des femmes et des jeunes actifs dans le commerce informel transfrontalier, selon d’une communiqué du ministère.

Réunis autour du thème « Systèmes financiers décentralisés et entrepreneuriat des femmes et des jeunes : leviers d’autonomisation et d’insertion professionnelle », les participants ont échangé sur la mise en place d’un Fonds régional stratégique destiné à financer les initiatives économiques des femmes et des jeunes à travers l’épargne, les microcrédits, les subventions, les garanties et les prêts concessionnels.

La rencontre a regroupé des représentants de l’Union africaine, des gouvernements de la RDC, du Congo et du Cameroun, ainsi que des organisations de femmes, de jeunes et plusieurs partenaires techniques et financiers. Les discussions ont porté sur les mécanismes susceptibles de renforcer l’inclusion financière et l’accès au financement des petites initiatives entrepreneuriales dans la sous-région.

Intervenant au nom du ministre du Commerce extérieur, la cheffe de division Intégration et politique commerciale, Florence Ngalia Dzene, a insisté sur la nécessité d’intégrer dans ce programme les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec handicap exerçant dans le commerce informel le long des frontières de la RDC avec ses neuf pays voisins.

À l’issue des travaux, la Déclaration de Brazzaville a recommandé l’harmonisation des cadres réglementaires et fiscaux pour faciliter le financement inclusif et transfrontalier. Le document met également l’accent sur le renforcement des capacités techniques des acteurs financiers et des bénéficiaires, notamment à travers la formation, le mentorat, la digitalisation et l’accès aux marchés dans les secteurs de l’agroalimentaire, du numérique, de l’économie verte et de l’industrie.

Nervy Kadiebue

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