Le Gouvernement congolais a conclu un accord de financement de 155 millions de dollars avec la Banque africaine de développement afin de renforcer la connectivité du Parc agro-industriel de Ngandajika. Cet investissement stratégique vise à réduire les coûts logistiques, dynamiser les chaînes de valeur agricoles et mieux intégrer les producteurs aux marchés régionaux.
Avec ce nouveau financement, la République démocratique du Congo franchit une étape supplémentaire dans sa stratégie de transformation agricole. L’accord, signé par le ministère des Finances, s’inscrit dans le troisième volet du Programme de transformation agricole et cible prioritairement les goulets d’étranglement logistiques qui freinent encore la compétitivité du secteur.
Pour l’exécutif, l’enjeu est clair : convertir un potentiel agricole encore sous-exploité en valeur ajoutée tangible. En désenclavant les zones de production, le projet doit faciliter l’accès des agriculteurs aux marchés locaux et régionaux, tout en réduisant les pertes post-récolte liées aux difficultés d’acheminement.
Sur le plan opérationnel, les travaux concerneront la réhabilitation et la modernisation des axes Lukalaba–Ngandajika et Nkuadi–Ngandajika–Parc. Ces corridors routiers, essentiels à l’approvisionnement en intrants et à l’évacuation des récoltes, devraient permettre une baisse significative des coûts logistiques. À moyen terme, cette amélioration des infrastructures est appelée à stimuler l’investissement privé dans l’agro-industrie ainsi que dans les services connexes.
Au-delà des infrastructures, l’impact attendu est également social et économique. Le désenclavement de la zone devrait générer des emplois directs et indirects, avec une attention particulière portée à l’insertion des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur agricoles. En facilitant la circulation des biens et des personnes, le projet favorisera aussi une meilleure intégration des économies rurales aux circuits commerciaux nationaux.
Cette initiative s’inscrit dans le plan d’action du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et dans la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui font de l’agriculture un pilier de la diversification économique et de la sécurité alimentaire. À terme, l’amélioration de la connectivité autour de Ngandajika pourrait constituer un véritable levier de croissance régionale et renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs.
Gedeon Tshangomba









































