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Nucléaire civil : la RDC dévoile une stratégie nationale axée sur la sûreté, la formation et le développement

Au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire à Paris, la République démocratique du Congo a présenté une feuille de route ambitieuse articulée autour de la sécurité, des applications pacifiques et du renforcement des compétences, avec l’appui de partenaires internationaux comme l’AIEA.

Présente au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, la République démocratique du Congo a présenté une stratégie nationale ambitieuse axée sur la sûreté, le développement humain et la formation.

Lors du deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire organisé en France à Paris, la République démocratique du Congo par la ministre de l’éducation nationale a présenté une stratégie visant à renforcer ses capacités en matière de nucléaire civil. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de sa richesse scientifique et de consolidation de ses partenariats internationaux, notamment avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Dans son intervention, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, représentant le président de la République, a tenu à rappeler le rôle pionnier de la RDC en Afrique dans ce domaine. Elle a également évoqué la mise en service, dès 1959, du réacteur Trico I à Kinshasa, qui symbolise un engagement précoce dans la recherche nucléaire civile. Selon elle, cet héritage confère aujourd’hui au pays une responsabilité particulière dans la réflexion sur l’avenir nucléaire du continent africain.

La stratégie congolaise repose sur trois axes phares. Le premier concerne la sûreté et la sécurité nucléaire. À ce propos, la ministre a insisté sur la volonté du gouvernement de moderniser le Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K), en franche collaboration avec l’AIEA, afin de se conformer aux standards internationaux en matière de sécurité.

Le deuxième pilier porte sur le développement des applications pacifiques du nucléaire. Raïssa Malu a souligné l’importance des programmes liés à la médecine nucléaire, à la radiothérapie ainsi qu’aux usages industriels et agricoles. Pour elle, ces technologies constituent des leviers essentiels pour répondre aux défis sanitaires et alimentaires auxquels la RDC est confrontée, en apportant des solutions concrètes au développement humain.

Enfin, le troisième axe met le point sur la formation et le partage du savoir. La RDC ambitionne de faire du CREN-K un hub régional de référence en Afrique centrale, capable de former des ingénieurs et des spécialistes en sûreté nucléaire.

Dans cette perspective, la ministre a plaidé pour une coopération internationale fondée sur la rigueur scientifique, la transparence et le respect mutuel, tout en appelant à des chaînes d’approvisionnement responsables dans le contexte de la transition énergétique mondiale.

Gedeon Tshangomba

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