La circulation des transports en commun a été fortement perturbée ce lundi 16 mars à Kinshasa à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les conducteurs de bus et de taxi-bus. Cette paralysie partielle du secteur a eu des répercussions immédiates sur les usagers, nombreux à se retrouver sans solution de transport pour rejoindre leurs activités quotidiennes.
Dans plusieurs artères de la capitale, des foules d’habitants ont été contraintes de parcourir de longues distances à pied, faute de véhicules disponibles. D’autres ont dû se tourner vers les taxis-motos, souvent plus coûteux, pour rallier leurs lieux de travail ou leurs rendez-vous.
Les chauffeurs protestent contre l’opération de contrôle des documents de bord lancée le 26 janvier 2026 par le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki. Organisée de 5 heures à minuit, cette opération vise à vérifier plusieurs documents obligatoires pour les conducteurs de transport en commun, notamment le permis de conduire, la carte rose, l’assurance, la vignette ainsi que le certificat de contrôle technique.
Sur le terrain, plusieurs conducteurs dénoncent des tracasseries administratives et accusent certains agents de contrôle de multiplier les arrêts et d’exiger des paiements informels. Des accusations que rejettent les agents chargés de l’opération, qui défendent une mesure destinée à assainir le secteur et à améliorer les recettes publiques.
Face aux nombreuses plaintes enregistrées, l’ONG Action contre les violations des droits des personnes vulnérables (ACVDP) a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’évaluer l’impact de cette opération et d’examiner d’éventuels cas d’abus. Si les revendications des chauffeurs se poursuivent, ce sont surtout les usagers qui continuent d’en subir les conséquences au quotidien.
Gedeon Tshangomba









































