Face à une hausse préoccupante des enlèvements et attaques nocturnes dans la capitale, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a ordonné le renforcement immédiat des opérations de sécurité à Kinshasa. Cette décision a été prise lors de la quatre-vingt-deuxième réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 13 mars 2026.
Les autorités ont été alertées par de nombreux signalements de citoyens concernant des attaques armées dans certaines résidences et des enlèvements ciblés, provoquant peur et psychose au sein de la population. Ces actes criminels perturbent les activités économiques et sociales et fragilisent la confiance des habitants dans les institutions chargées de leur protection.
Pour faire face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et le Vice-Premier Ministre de la Défense nationale de mobiliser tous les services de sécurité et de renseignement, civils et militaires. Parmi les mesures, il est prévu le renforcement des patrouilles de jour comme de nuit, l’augmentation de la présence dissuasive des forces de l’ordre et le déploiement de postes de police dans les quartiers isolés ou exposés aux crimes.
Le gouvernement mettra également à disposition de la population des numéros verts permanents pour signaler toute activité suspecte. Par ailleurs, le ministre de la Justice, en collaboration avec le Conseil supérieur de la magistrature, a été chargé d’assurer que tous les dossiers liés à ces crimes soient jugés avec célérité à travers des audiences publiques et foraines médiatisées, afin de garantir des sanctions exemplaires et dissuasives.
Cette annonce intervient dans un contexte déjà marqué par une recrudescence des actes criminels à Kinshasa ces derniers mois. Outre les enlèvements, la police a récemment renforcé les patrouilles nocturnes dans des communes comme N’sele pour faire face à des cas croissants d’extorsion, de braquage et de kidnapping. Ces incidents reflètent la complexité du défi sécuritaire urbain à Kinshasa et l’urgence d’une réponse coordonnée entre autorités et population.
Nervy Kadiebue









































