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Jeux d’argent en RDC : le Gouvernement rappelle les obligations fiscales des opérateurs

Dans un communiqué publié le 9 mars 2026, le ministère des Finances appelle les sociétés de paris sportifs, casinos et loteries opérant en RDC à se conformer strictement aux taxes prévues par la loi de finances, notamment celles liées à l’autorisation d’exploitation et aux gains des joueurs, sous peine de sanctions.


Le ministère des Finances a rappelé, dans un communiqué publié le 9 mars 2026, les obligations fiscales auxquelles sont soumis les opérateurs de jeux d’argent en République démocratique du Congo. Sont notamment concernés les sociétés de paris sportifs, les casinos, les loteries ainsi que les organisateurs de concours de pronostics opérant sur l’ensemble du territoire national. L’administration financière insiste sur la nécessité de s’acquitter régulièrement de la taxe liée à l’autorisation d’exploitation ainsi que de la taxe ad valorem appliquée aux gains des joueurs.

Selon ce document, ces prélèvements sont encadrés par l’article 46 de la loi de finances n°23/056 du 10 décembre 2023. Cette disposition confie désormais au ministère des Finances la gestion de deux taxes majeures du secteur : celle relative à l’autorisation d’exploitation des entreprises de jeux de hasard et celle prélevée sur les gains réalisés par les parieurs. Ces taxes ont été transférées de l’annexe consacrée aux sports et loisirs vers celle relevant directement du ministère des Finances dans la nomenclature des droits et redevances du pouvoir central.

Pour se conformer à ces obligations, les opérateurs concernés sont invités à retirer leurs notes de perception auprès de la Direction de la Réglementation Financière (DRF), relevant du Secrétariat général aux Finances. Ce service est installé à l’immeuble Crown Tower, situé au croisement de l’avenue Batetela et du boulevard du 30 Juin, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, où se trouve également le centre d’ordonnancement chargé du suivi de ces paiements.

Le ministère précise par ailleurs le calendrier fiscal applicable au secteur. La taxe relative à l’autorisation d’exploitation est annuelle et payable à échéance. En revanche, la taxe ad valorem sur les gains des joueurs est mensuelle et doit être versée au plus tard le 15 du mois suivant celui au cours duquel les gains ont été payés. Cette échéance est fixée par l’arrêté ministériel du 30 juillet 2024 déterminant les taux des droits et redevances perçus à l’initiative du ministère des Finances.

Les autorités financières préviennent que tout opérateur qui ne se conformerait pas à ces obligations s’expose aux sanctions prévues par l’ordonnance-loi n°18/003 du 13 mars 2018 relative à la nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central. Le communiqué vise également les sociétés opérant sans agrément officiel. Celles-ci sont invitées à se faire identifier et à régulariser leur situation auprès de la DRF ou des divisions provinciales des Finances au plus tard le 31 mars 2026.

Cette mise au point intervient dans un contexte d’expansion rapide du marché des paris sportifs et des jeux de hasard en RDC. Ce secteur, en pleine croissance, représente une source potentielle de recettes fiscales pour l’État, mais reste confronté à la présence d’opérateurs informels et à d’importants défis en matière de régulation.

Nervy Kadiebue

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